
Suisse
Cancer de l’appendice en Suisse
Le cancer de l’appendice est rare. En Suisse, il est aussi invisible dans les chiffres officiels. Cette page sur le cancer de l’appendice en Suisse explique ce que l’on sait, où l’on soigne cette maladie, et quoi faire ensuite. Elle commence par la Suisse romande.
En bref
La Suisse enregistre chaque cancer, mais ne publie aucun chiffre séparé pour l’appendice. Une équipe des HUG a compté environ 167 nouveaux cas par an. L’opération principale quand la maladie s’est étendue dans le ventre est la chirurgie de cytoréduction avec chimiothérapie chaude dans l’abdomen. En Suisse romande on parle de CHIP, ailleurs de HIPEC. En Suisse romande, le CHUV à Lausanne et les HUG à Genève proposent la CHIP et la PIPAC. Aucune liste officielle de centres n’existe. Pour l’aide pratique, le numéro le plus utile est InfoCancer, gratuit, au 0800 11 88 11.
La Suisse ne publie pas ces cas à part
En Suisse, chaque diagnostic de cancer confirmé doit être déclaré par la loi à un registre cantonal des tumeurs, puis transmis à l’Organe national d’enregistrement du cancer. C’est la règle depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’enregistrement des maladies oncologiques en 2020. Le cancer de l’appendice en fait partie.
Pourtant, la Suisse n’a jamais publié de chiffre séparé pour ce cancer. Les statistiques nationales détaillent une trentaine de types de cancer. L’appendice n’en fait pas partie. Il disparaît dans la catégorie des « autres cancers ».
Quelqu’un les a quand même comptés. En janvier 2026, une équipe des Hôpitaux Universitaires de Genève, avec l’organe national d’enregistrement du cancer, a isolé les tumeurs de l’appendice dans les données suisses grâce à leur code propre, puis les a comptées.
Elle a trouvé environ 1700 tumeurs de l’appendice entre 2009 et 2021. Cela fait une incidence de 1,83 pour 100 000 personnes par an, soit environ 167 nouveaux cas par an en Suisse avec la population actuelle. Âge médian 55 ans. Cinquante-cinq pour cent de femmes.
Environ sept cas sur dix étaient codés dans le groupe neuroendocrine. Dans ce codage du registre, ce groupe comprend aussi les tumeurs à cellules caliciformes. Le stade manquait dans le dossier pour six cas sur dix.
Les données existent. Elles ont été comptées. Elles ne sont toujours pas publiées.
Une deuxième source va dans le même sens. La série Cancer Incidence in Five Continents du CIRC classe l’appendice dans une catégorie à part, et les treize registres cantonaux suisses y transmettent leurs données : 729 cas suisses entre 2013 et 2017. Deux extractions indépendantes à partir des mêmes registres, qui concordent à cinq pour cent près. Pourtant, aucune statistique suisse officielle ne présente le cancer de l’appendice sur une ligne à part. Faire changer cela est l’une des raisons d’être d’Appendicure.
Une tendance est bien documentée. L’adénocarcinome de l’appendice augmente fortement chez les adultes plus jeunes. Une étude de 2025 parue dans les Annals of Internal Medicine, fondée sur les registres du cancer des États-Unis, montre que les taux ont plus que triplé chez les personnes nées vers 1980, et quadruplé chez les personnes nées vers 1985, par rapport aux personnes nées en 1945. Si vous avez trente ou quarante ans et qu’on vous a dit que vous étiez trop jeune pour ce cancer, les données disent le contraire.
Où le cancer de l’appendice est traité en Suisse
Deux choses à savoir avant la liste.
L’opération qui compte le plus quand un cancer de l’appendice s’est étendu dans l’abdomen est la chirurgie de cytoréduction, associée à une chimiothérapie chauffée administrée directement dans la cavité abdominale. On l’écrit CRS et HIPEC. En Suisse romande, la HIPEC s’appelle CHIP, pour chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale. Une technique proche et plus douce, la PIPAC, envoie la chimiothérapie sous forme d’aérosol par une chirurgie mini-invasive. Elle sert surtout aux patients qui ne peuvent pas avoir une cytoréduction complète.
La Suisse ne réglemente pas qui peut faire cette chirurgie. La CRS avec HIPEC ne figure pas sur la liste suisse de la médecine hautement spécialisée. Il n’existe aucune liste officielle de centres agréés, aucun nombre minimal de cas imposé par la loi, et aucun hôpital suisse ne publie combien de ces opérations il fait chaque année.
La liste ci-dessous n’est ni un classement ni une recommandation. C’est un point de départ, vérifié sur le site de chaque hôpital en octobre 2026. Demandez à chaque centre combien de cas d’appendice et de pseudomyxome il traite par an. Un centre qui traite souvent cette maladie répond à cette question sans hésiter.
En Suisse romande
CHUV, Service de chirurgie viscérale
Lausanne, canton de Vaud · français
CRS + CHIP PIPAC Responsable carcinose péritonéale
Le Pr Martin Hübner porte le titre officiel de Responsable carcinose péritonéale. Aucun autre centre suisse ne publie une telle fonction. Sa page au CHUV cite la cytoréduction, la CHIP et la PIPAC parmi ses domaines. Le CHUV publie une page sur la PIPAC, avec des fiches d’information en français, en anglais et en allemand. Votre médecin peut remplir le formulaire de demande proposé sur cette page pour que votre cas soit vu en consultation ou discuté en colloque pluridisciplinaire.
Page PIPAC du CHUV · Page du Pr Hübner
+41 21 314 24 24 (direction du service) · Rue du Bugnon 46, 1011 Lausanne
Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG)
Genève, canton de Genève · français
CHIP / HIPEC PIPAC
Le Service de chirurgie viscérale propose la CHIP et la PIPAC dans des cas choisis sur critères médicaux. Le programme des tumeurs digestives du Centre des cancers cite aussi ces deux techniques pour la carcinose péritonéale. Le Pr Frédéric Ris, chef adjoint du centre du cancer colorectal, pratique la HIPEC et la PIPAC. Le Dr Thibaud Kössler dirige le programme des tumeurs digestives.
Un conseil pratique. Les HUG n’ont pas de page consacrée à la CHIP. Le service n’apparaît qu’en une phrase sur deux pages générales, alors une recherche en ligne le trouve mal. Mieux vaut téléphoner.
Activités de chirurgie viscérale des HUG · Programme des tumeurs digestives
+41 22 372 77 03 secrétariat du Service de chirurgie viscérale · +41 22 372 95 66 programme des tumeurs digestives, Centre des cancers
Si vous vivez à Fribourg, à Neuchâtel, en Valais ou dans le Jura
Je n’ai trouvé aucune page de l’HFR à Fribourg, du Réseau hospitalier neuchâtelois, de l’Hôpital du Valais ou de l’Hôpital du Jura qui décrive un service de CHIP ou de PIPAC. Cela ne veut pas dire qu’aucun chirurgien n’y opère cette maladie. Mais je n’ai pas pu le confirmer. Pour l’instant, les centres romands vérifiés sont le CHUV et les HUG. Si vous savez qu’un autre hôpital romand propose cette chirurgie, écrivez-moi à info@appendicure.com et je l’ajouterai à cette page.
Autres hôpitaux universitaires avec un programme péritonéal
Inselspital Bern, Zentrum für Peritonealkrankheiten
Berne, canton de Berne · allemand
CRS + HIPEC PIPAC Nomme le cancer de l’appendice
C’est la seule page d’un hôpital public suisse qui cite l’Appendixkarzinom, le cancer de l’appendice, parmi les maladies traitées. Elle propose les trois techniques. Le centre est géré ensemble par la clinique de gynécologie et la chirurgie viscérale. C’est important, car beaucoup de cancers de l’appendice se présentent d’abord comme une masse suspecte de l’ovaire.
Direction du centre : Dre Flurina Saner, Pr Michael Mueller, Dre Wiebke Solass (pathologie). Chirurgie viscérale : Pr Beat Gloor. Le Pr Michel Adamina, premier auteur des algorithmes suisses de traitement, travaille aussi ici.
peritonealkrankheiten@insel.ch · +41 31 632 21 11
Universitätsspital Zürich (USZ)
Zurich, canton de Zurich · allemand
CRS + HIPEC
L’USZ a une consultation spécialisée pour la carcinose péritonéale, avec CRS et HIPEC.
L’USZ n’accepte pas les patients qui viennent d’eux-mêmes. Votre médecin de famille ou votre spécialiste doit vous adresser. Le numéro le plus utile à donner à votre médecin est celui de l’infirmière clinicienne du programme, Judith Lögers, au +41 44 255 87 54. La ligne des médecins qui adressent un patient est le +41 44 255 23 22.
Hôpitaux cantonaux avec un service vérifié
Kantonsspital Winterthur · Winterthour, ZH · allemand
A une consultation dédiée à la carcinose péritonéale, avec HIPEC et PIPAC. Chef d’équipe PD Dr Benjamin Weixler, adjoint Dr Felix Grieder. Consultation 052 266 20 40, chirurgie 052 266 24 00, viszeralchirurgie@ksw.ch
Kantonsspital St.Gallen (HOCH Health Ostschweiz) · Saint-Gall, SG · allemand
CRS avec HIPEC, décrite en détail sur les pages de traitement de l’hôpital. Le PD Dr Kristjan Ukegjini, président du Swiss Peritoneal Cancer Group, travaille ici. +41 71 494 62 63, zpm.chirurgie.kssg@h-och.ch
Clarunis, Bâle · Bâle-Ville · allemand
À Bâle, la chirurgie viscérale est une structure commune de l’Universitätsspital Basel et du St. Claraspital, sous le nom de Clarunis. Une recherche « Universitätsspital Basel HIPEC » ne donne rien, et c’est pour cela que des patients passent à côté. Pr Beat Müller et Dr Alexander Wilhelm, vice-président du Swiss Peritoneal Cancer Group. +41 61 777 73 00
Kantonsspital Aarau · Aarau, AG · allemand
Un programme récent. Le PD Dr Përparim Limani dirige la chirurgie générale et viscérale depuis décembre 2025, ainsi que le centre d’oncologie viscérale. La page du service cite les tumeurs péritonéales et le pseudomyxome péritonéal, mais pas encore la HIPEC. Demandez ce qui est vraiment proposé, et combien de cas, avant de vous déplacer. +41 62 838 45 00, viszeralchirurgie@ksa.ch
Centres privés
Ces chirurgiens pratiquent la CRS et la HIPEC dans des cliniques privées, surtout dans le groupe Hirslanden. L’opération est réelle et annoncée publiquement. Ce qui change, c’est le paiement. L’assurance de base LAMal couvre les soins dans les hôpitaux inscrits sur une liste hospitalière cantonale. Une clinique privée peut demander une assurance complémentaire, ou une garantie de prise en charge accordée à l’avance. Réglez la question de l’argent avant de prendre rendez-vous.
VISCERA Bern, à la Hirslanden Klinik Beau-Site · Berne · allemand
Leur site hipec-bern.ch nomme directement le pseudomyxome péritonéal et le cancer de l’appendice, et explique l’opération plus en détail que n’importe quelle page d’hôpital public en Suisse. Dr Philippe Brosi et Pr Sascha A. Müller. +41 31 300 0 900, praxis@viscera.ch
Chirurgisches Zentrum Zürich, Klinik Hirslanden · Zurich · allemand
HIPEC, PIPAC et PITAC. Leur page dit que la HIPEC est très efficace dans le cancer de l’ovaire, les tumeurs de l’appendice et le pseudomyxome péritonéal. Pr Othmar Schöb. Witellikerstrasse 40, 8032 Zurich.
vivévis · Zurich, Aarau et Lucerne · allemand
Cite le pseudomyxome péritonéal parmi ses indications pour la CRS et la HIPEC. Le Dr René Vonlanthen siège au comité du Swiss Peritoneal Cancer Group. +41 44 281 00 90
Swiss Surgery, Hirslanden Klinik Im Park · Zurich · allemand
HIPEC et HITOC. Pr Jan Schmidt. +41 44 209 25 05
Klinik Schemmer-Worni · Berne · allemand
Le Pr Mathias Worni siège au comité du Swiss Peritoneal Cancer Group et cite la HIPEC parmi ses interventions. +41 31 555 11 16
Si vous vivez au Tessin
Le groupe hospitalier cantonal EOC a une page d’information en italien sur la carcinose péritonéale. Elle dit que l’EOC traite en général le cancer du péritoine par la chirurgie et la CRS avec HIPEC, mais elle ne nomme aucun hôpital, chirurgien ou contact. Je n’ai pas pu confirmer quel hôpital de l’EOC pratique cette chirurgie, ni à quelle fréquence. Appelez l’EOC et posez la question avant de choisir où vous faire soigner. Si vous connaissez la réponse, écrivez-moi à info@appendicure.com et je l’ajouterai à cette page.
Trouver le bon hôpital
L’orientation par un médecin
Tout dépend du modèle d’assurance que vous avez choisi, pas de la loi suisse. Avec le modèle standard, la LAMal vous laisse le libre choix parmi les fournisseurs de prestations admis. Vous pouvez appeler vous-même un hôpital universitaire. Certains hôpitaux, dont l’USZ, demandent quand même qu’un médecin vous adresse, selon leur propre règle.
Si vous avez choisi un modèle médecin de famille, HMO ou télémédecine pour payer une prime plus basse, vous avez accepté de passer d’abord par ce premier interlocuteur. Aller directement chez un spécialiste peut amener votre caisse à refuser de payer. Appelez votre assureur avant de prendre rendez-vous, et demandez la réponse par écrit.
Demander un deuxième avis
Vous pouvez en demander un à tout moment. Votre équipe soignante transmettra votre dossier à un autre médecin. Les caisses paient en général, car il s’agit d’une consultation ordinaire, mais vérifiez d’abord auprès de la vôtre. Pour un cancer aussi rare, un deuxième avis d’un centre péritonéal qui voit beaucoup de cas est une pratique normale.
Se faire soigner dans un autre canton
Il n’y a qu’une poignée de centres en Suisse. La plupart des patients devront donc quitter leur canton. Deux situations sont souvent confondues.
Si l’hôpital figure sur une liste hospitalière cantonale, celle de votre canton ou celle du canton de l’hôpital, vous pouvez le choisir librement. Votre caisse et votre canton paient jusqu’au tarif d’un hôpital comparable de la liste de votre canton de domicile. La différence peut rester à votre charge.
Si l’hôpital ne figure sur aucune liste, ou si vous avez besoin que le tarif complet soit couvert, il vous faut avant l’opération une garantie de prise en charge écrite de votre canton de domicile. C’est votre médecin traitant qui remplit le formulaire, pas vous, et qui l’envoie à l’avance. Les urgences font exception. Ne laissez pas cette démarche être oubliée dans la hâte de fixer la date de l’opération.
Se faire soigner à l’étranger
L’assurance de base ne paie normalement pas un traitement planifié à l’étranger. Il existe une exception. Si le traitement dont vous avez besoin n’est pas disponible en Suisse, votre médecin peut demander l’accord du médecin-conseil de votre caisse avant votre départ.
Obtenez cet accord par écrit d’abord. Ne partez pas en espérant être remboursé plus tard. Le formulaire européen S2, utilisé par les patients de l’Union européenne, ne s’applique pas aux personnes domiciliées en Suisse qui vont se faire soigner à l’étranger.
Assurances et aide pratique
Avec un cancer rare, les questions d’argent et de travail arrivent vite. La Ligue suisse contre le cancer publie des réponses à des questions concrètes de droit et d’assurances sociales, y compris sur l’assurance-invalidité (AI), le travail et la perte de revenu. Droit et assurances sociales, Ligue contre le cancer.
Pour un conseil personnel, appelez InfoCancer ou la ligue de votre canton. Leurs coordonnées sont plus bas. Gardez une copie de chaque rapport de pathologie, de chaque compte rendu opératoire et de chaque imagerie. Vous en aurez besoin pour un deuxième avis, pour un essai clinique, pour votre assurance et pour le registre plus bas.
Le Swiss Peritoneal Cancer Group
La Suisse a un groupe national pour cette maladie. Le Swiss Peritoneal Cancer Group est un groupe de travail de la Société suisse de chirurgie viscérale. Son comité réunit des chirurgiens et des oncologues de la plupart des centres cités plus haut.
Deux de ses projets en cours méritent d’être connus. Il construit un registre national des patients atteints de cancer du péritoine. Et il met en place un tumor board national pluridisciplinaire, pour que les cas complexes reçoivent un avis d’expert quel que soit le lieu de domicile du patient. Les deux projets sont en développement. Pour un patient à Coire, à Sion ou à Lugano, le second pourrait beaucoup compter.
Essais cliniques en Suisse
Je n’ai trouvé aucun essai ouvert en Suisse qui nomme le cancer de l’appendice ou le pseudomyxome péritonéal. J’ai vérifié ClinicalTrials.gov et le portail suisse des études cliniques, Recherche sur l’être humain en Suisse, le 21 octobre 2026. Sur le portail suisse, une recherche du mot pseudomyxome ne donne aucun résultat.
Une étude de PIPAC des HUG pour les tumeurs qui touchent le péritoine, Nab-PIPAC (NCT04000906, SNCTP000003129), a des sites à Genève et à Lausanne. Le portail suisse indique que le recrutement est temporairement en pause. Sur ClinicalTrials.gov, son statut est inconnu. Demandez à votre oncologue de faire une recherche avec vous sur le portail suisse des études, qui fonctionne aussi en français.
Recommandations et type de tumeur
Les parcours de soins suisses suivent les algorithmes de traitement du Swiss Peritoneal Cancer Group, publiés en 2022 par Adamina et ses collègues. Appendicure utilise comme référence du standard de soins les recommandations de consensus 2025 de Godfrey et du PSM Consortium, publiées dans Cancer (page en anglais).
Les tumeurs neuroendocrines de l’appendice suivent un autre chemin que les autres types. Elles sont en général prises en charge par des équipes spécialisées dans ces tumeurs. Aux HUG, le Centre des cancers a un programme des tumeurs neuro-endocrines, qui couvre aussi les tumeurs digestives.
L’adénocarcinome à cellules caliciformes s’appelait autrefois carcinoïde à cellules caliciformes. L’Organisation mondiale de la santé l’a reclassé comme adénocarcinome en 2019. Si votre rapport de pathologie utilise l’ancien nom, demandez quelle équipe devrait diriger vos soins.
Où trouver de l’aide en Suisse
InfoCancer, la ligne de la Ligue suisse contre le cancer
0800 11 88 11
Gratuit. En semaine de 10h à 18h, par téléphone, courriel, chat ou WhatsApp. Réponses en français, en allemand, en italien et en anglais, aussi de façon anonyme. Courriel infocancer@liguecancer.ch. Derrière ce numéro, il y a les ligues cantonales et régionales, qui offrent un conseil sur place. Ce conseil est gratuit et couvre les problèmes d’assurance, les soucis d’argent, l’emploi et les questions juridiques, pas seulement les questions médicales. Pour un cancer rare avec un parcours de paiement compliqué, c’est le numéro le plus utile de Suisse. liguecancer.ch
Les ligues contre le cancer en Suisse romande
- Ligue genevoise contre le cancer : 022 322 13 33, info@lgc.ch
- Ligue vaudoise contre le cancer : 021 623 11 11, info@lvc.ch
- Ligue fribourgeoise contre le cancer, conseil et soutien : 026 426 02 90, info@liguecancer-fr.ch
- Ligue neuchâteloise contre le cancer : 032 886 85 90, LNCC@ne.ch
- Ligue valaisanne contre le cancer : 027 322 99 74, info@lvcc.ch
- Ligue jurassienne contre le cancer : 032 422 20 30, info@ljcc.ch
- Ligue bernoise contre le cancer, pour le Jura bernois : +41 31 313 24 24, info@krebsligabern.ch
Groupe d’entraide suisse pour le PMP et le cancer de l’appendice
Il existe un groupe d’entraide suisse consacré au pseudomyxome péritonéal et au cancer de l’appendice. Il se réunit en ligne par vidéo et il est ouvert aux patients et aux proches de tous les cantons. Il fonctionne en allemand et en anglais, pas en français. Il est inscrit chez Info-Entraide Suisse, l’annuaire suisse de l’entraide, connu en allemand sous le nom de Selbsthilfe Schweiz. Le groupe est organisé par Selbsthilfe Zürich, au 043 288 88 88. Info-Entraide Suisse
ProRaris, Alliance Maladies Rares Suisse
021 887 68 86
L’organisation faîtière suisse des maladies rares, basée à Vuarrens, dans le canton de Vaud. Utile pour s’orienter dans le système et pour les cas individuels complexes. contact@proraris.ch. proraris.ch
Appendicure
Le groupe Facebook privé d’Appendicure réunit des patients et des proches du monde entier, y compris de Suisse. C’est là que l’on pose les questions qu’on n’ose pas poser en consultation. Le groupe fonctionne en anglais. Rejoindre le groupe. Pour me joindre : info@appendicure.com.
Questions fréquentes
Où soigne-t-on le cancer de l’appendice en Suisse romande ?
Le CHUV à Lausanne et les HUG à Genève proposent la CHIP et la PIPAC. Au CHUV, le Pr Martin Hübner est responsable de la carcinose péritonéale. Je n’ai pas pu confirmer de service à Fribourg, Neuchâtel, en Valais ou dans le Jura.
Combien de personnes ont un cancer de l’appendice en Suisse ?
Aucune statistique officielle ne le dit. Une équipe des HUG a compté environ 1700 tumeurs de l’appendice entre 2009 et 2021 dans les données nationales, soit environ 167 nouveaux cas par an.
La LAMal paie-t-elle la CHIP dans un autre canton ?
Si l’hôpital est sur une liste hospitalière cantonale, vous pouvez le choisir. La caisse et le canton paient jusqu’au tarif d’un hôpital comparable de votre canton, et la différence peut rester à votre charge. Sinon, il faut une garantie de prise en charge écrite de votre canton avant l’opération.
Faut-il être adressé par un médecin à un centre spécialisé ?
Avec le modèle d’assurance standard, non. Avec un modèle médecin de famille, HMO ou télémédecine, oui, sinon votre caisse peut refuser de payer. Certains hôpitaux, comme l’USZ, demandent toujours qu’un médecin vous adresse.
Où trouver de l’aide en français ?
InfoCancer répond en français au 0800 11 88 11, en semaine de 10h à 18h. Chaque canton romand a aussi sa ligue contre le cancer, avec un conseil gratuit. ProRaris aide pour les maladies rares.
À lire aussi
- Appendix Cancer in Switzerland (anglais)
- Appendixkarzinom in der Schweiz (allemand)
- Tumore dell’appendice in Italia (italien)
- Qu’est-ce que le cancer de l’appendice ? (en anglais)
- Le pseudomyxome péritonéal (PMP) (en anglais)
- Le standard de soins : les recommandations de 2025 (en anglais)
- Un LAMN découvert après l’ablation de l’appendice (en anglais)
- Les proches face à la décision CRS et HIPEC (en anglais)
- Le cancer de l’appendice au Royaume-Uni (en anglais)
- Le cancer de l’appendice en Australie (en anglais)
- Le cancer de l’appendice en Inde (en anglais)
- Appendix cancer in New Zealand (anglais)
- Appendix cancer in Denmark (anglais)
- Appendixkarzinom in Deutschland (allemand)
- Cáncer de apéndice en España (espagnol)
Ajoutez votre cas au registre
La Suisse ne publie pas ces cas à part. Alors les patients se comptent eux-mêmes. Le Patient-Led Global Appendix Cancer Registry est géré par Appendicure et a été examiné par un IRB, un comité d’éthique de la recherche. Des chercheurs approuvés par Appendicure utilisent les données pour répondre à des questions que personne d’autre ne finance. Cela prend environ dix minutes.
Si vous vivez en Suisse, utilisez le formulaire international. Il s’ouvre en français. Le formulaire de mise à jour existe seulement en anglais.
Registre international (hors des États-Unis) Mettre à jour votre dossier (en anglais) Registre des États-Unis (résidents américains)
Aidez ce travail à continuer
Appendicure est une organisation à but non lucratif de type 501(c)(3), aux États-Unis, dirigée par des patients. Des pages comme celle-ci sont écrites par des personnes qui ont vécu ce diagnostic, pour des personnes qui le vivent maintenant.
Comment cette page a été construite
Chaque hôpital, chirurgien et numéro de téléphone de cette page a été vérifié sur le site de l’institution en octobre 2026. Les informations sur le CHUV, les HUG, InfoCancer, les ligues romandes et ProRaris ont été vérifiées à nouveau le 21 octobre 2026 pour cette version française. Les équipes changent. Si quelque chose est faux ou dépassé, écrivez-moi à info@appendicure.com et je le corrigerai.
Les chiffres d’incidence suisses viennent de Meyer J et al., BJS Open 2026;10(1):zraf147, PMID 41529125, et de Cancer Incidence in Five Continents, volume XII, du CIRC. Les comparaisons européennes viennent de Orchard P et al., BJS Open 2022;6(4):zrac103, et de Wang D et al., PLoS ONE 2023;18(11):e0294153. Les données par année de naissance viennent de Holowatyj AN et al., Annals of Internal Medicine 2025;178(7):957-962. Les parcours de soins suisses suivent Adamina M et al., Cancers 2022;14(17):4275, les algorithmes de traitement du Swiss Peritoneal Cancer Group. La référence du standard de soins est le consensus 2025 de Godfrey et du PSM Consortium.
Les services du CHUV viennent des pages PIPAC et du Pr Hübner du Service de chirurgie viscérale. Les services des HUG viennent des pages du Service de chirurgie viscérale, du programme des tumeurs digestives et du programme des tumeurs de la thyroïde et des tumeurs neuro-endocrines. L’aide pratique vient de la Ligue suisse contre le cancer, des sites des ligues cantonales romandes et de ProRaris. Les essais viennent de ClinicalTrials.gov et du portail Recherche sur l’être humain en Suisse.
Page vérifiée pour la dernière fois : octobre 2026.